Suivre ou s’écarter de l’ordre du jour
Le collectif s’était fixé de tenir au moins huit assemblées citoyennes par an, calquées sur l’ordre du jour du conseil communal. C’était une erreur. Le conseil communal fonctionne à un rythme effréné. Un nombre restreint de personnes prend les décisions qui affectent l’ensemble de la commune. Dès que l’on veut impliquer les citoyens, cela demande de la patience. Or avec un délai de huit jours entre l’annonce de l’ordre du jour et le conseil communal à proprement parler, il n’est pas possible d’organiser utilement une ou plusieurs assemblées sur tous les points pertinents. En tout cas pas avec une petite équipe de bénévoles.
Kayoux s’en est rendu compte en cours de route, mais a eu des difficultés à délaisser le mode de fonctionnement original. Sans doute parce que c’est ce qui avait été annoncé aux électeurs, et que le collectif se sentait engagé dans ce sens. D’un autre côté, il avait bien été précisé que Kayoux serait un laboratoire pour expérimenter, ce qui suppose de pouvoir faire des erreurs, de les corriger, et d’aménager le fonctionnement si besoin.
En persistant malgré tout pendant un certain temps à suivre un rythme infernal et impossible à soutenir, les membres du collectif se sont éreintés.
Le collectif a finalement décidé de s’écarter de l’ordre du jour du conseil communal et de choisir ses propres sujets – ou de laisser les citoyens amener les leurs – pour tenir ses assemblées. L’effort est devenu plus soutenable.
Agora Brussels, avec son programme similaire au Parlement bruxellois, s’est limité à quelques assemblées sur la législature, et les as traitées en profondeur (avec des moyens financiers et organisationnels sans commune mesure avec ceux de Kayoux), à un rythme soutenable.
- Ne vous préoccupez pas (trop) de l’ordre du jour du conseil communal.
- Amenez vos propres sujets devant le conseil communal.
- Privilégiez des sujets de fond et de grande amplitude.
- Avancez à votre rythme plutôt qu’à celui des politiciens.